Evaluer les actifs immatériels :  plus qu’une question financière

Evaluer les actifs immatériels : plus qu’une question financière

Pour évaluer des actifs immatériels, plus que des techniques financières, il est nécessaire d’adopter une approche stratégique et transversale.

Si l’évaluation des entreprises va nécessairement au-delà de la seule analyse financière pour être pertinente, c’est encore plus vrai dans le cas de l’évaluation des actifs immatériels technologiques ou innovants, à savoir notamment les brevets et logiciels ou encore le savoir-faire. Ceci est transposable également aux marques et dessins & modèles, même si la dimension technique fait davantage place à la stratégie commerciale.

Peut-on en effet imaginer évaluer un brevet sur une invention sans se pencher sur la technique mise en œuvre, sa pertinence au regard d’un marché donné ? Sans considérer la façon dont ce brevet protège les produits finaux effectivement commercialisés ? Sans s’intéresser à l’existence ou non d’un marché ? Sans s’interroger sur la rentabilité du modèle économique qui sera mis en œuvre ?

A notre avis, non.

Tout ceci doit être considéré avec attention avant d’aboutir à une évaluation aussi réaliste que possible. On ne peut se contenter que d’une seule analyse juridique, ou partir du principe que le business plan proposé est forcément celui qui sera réalisé.

A chaque évaluation, nous nous plaçons dans la peau d’un investisseur potentiel, d’une personne qui n’est pas nécessairement experte du domaine, afin d’adopter autant que possible une approche pragmatique, crédible et réaliste.

Alors oui, parfois, nous devons expliquer à un inventeur qu’il ne deviendra peut-être pas milliardaire… C’est le risque du métier !

Mais que vaudrait un conseil ou une évaluation complaisante qui viserait à conforter un inventeur dans une vision peu réaliste ? Ce n’est pas notre rôle, et encore moins notre mission d’évaluateur qui doit tenir compte des risques selon le contexte établi à un instant donné. Et plus une invention est au stade d’amorçage, plus le risque est fort. Nous préférons être parfois plus pessimiste et laisser l’inventeur parcourir le chemin du succès, sachant que nous l’aurons alerté sur les risques que nous aurons identifiés et qu’il n’est pas sans ignorer. Charge à lui de lever un à un ces menaces pour faire voler en éclat nos hypothèses !

Nous nous attachons donc à délivrer un rapport d’évaluation qui est un outil stratégique. L’inventeur est alors en mesure d’apprécier quel risque aura quel impact sur la valeur de son invention. Et cela, on ne peut pas le faire en considérant uniquement les aspects financiers. Tout doit être passé en revue. Ce rapport permet également de mettre en œuvre des actions correctives à court terme qui favoriseront une meilleure valorisation future.

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